Ici, nous vous présentons un peu plus notre quartier

Le sculpteur André Tajana

Il est né à Saint Chamond (Loire), le 04 mars 1913 et décédé, à Vichy, le 03 juillet 1999. Il était fils et petit-fils de tailleur de pierre.
En 1927, Tajana entre à l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne puis intègre l’école des Beaux-Arts de Lyon (1931 à 1935).
En 1938 il est lauréat du prix Paris-Lyon de sculpture, pour son buste Alban, ex æquo avec Etienne Martin. A cette occasion, sa rencontre avec le sculpteur Marcel Gimond s’avérera très importante.
En 1950, il obtient le prix Paul-Chenavard avec le buste de sa fille Hélène. Il reçoit également la Médaille d’argent de la ville de Paris
Il est membre du Salon du Sud-Est à Lyon et de l’Académie du Vernet à Vichy.
Il a eu son atelier de 1960 à 1995 dans le Quartier de France et de la Croix Saint-Martin: Impasse des soleils.
(sources : Wikipédia et « Vichy au fil des rues » de Jean Débordes)

La fontaine, sise Place d’Allier, dans le quartier du vieux Vichy sculptée par André Tajana.

La rue Darragon

Louis Darragon est un pur produit de Vichy et le grand champion cycliste d’avant 1re guerre. Il est né le 6 février 1883. Son père Pierre Darragon était boulanger, 12 rue du Marché (rue de l’Hôtel des Postes depuis 1935). Il décède en avril 1892 à 39 ans, alors que Louis n’a que neuf ans. Sa mère Marie « Veuve Darragon » (1856-1937) continue le métier. Passionné de mécanique et de bicyclette, il multiplie rapidement les victoires des compétitions régionales. Il gagne Paris à 18 ans, au début du siècle, pour concourir aux épreuves nationales et mondiales. Il se spécialise en demi-fond sur piste-vélodrome, les coureurs appelés Stayers étant guidés par des entraîneurs sur motocyclette.

Le Parc du Soleil

Le Parc du Soleil borde l’Allier sur deux hectares. Pour les plus anciens, il s’agit du « Parc d’enfants » ouvert par la Compagnie Fermière de Vichy en juillet 1936. Si les jeux ont disparu, il reste la petite maison jaune du Guignol (à droite de l’entrée), théâtre longtemps animé par les Aldoni. La ville de Vichy en 1983, puis l’agglomération en 2001, a repris l’exploitation du site qui vient de perdre début mai 2019 sa fameuse piscine ou plutôt sa pataugeoire, 82 ans après sa construction en 1937 face au grand bâtiment de 6 m de long !

La statue d’Eugène Gilbert (en face du Tahiti)

Eugène Gilbert est né à Riom le 19 juillet 1889 et mort à Villacoublay le 17 mai 1918, est un Aviateur français, « As » de la Première Guerre mondiale.

Ce buste est à Vichy où il a passé une partie de sa jeunesse.

Le buste actuel, sculpté par Mermet (1962), remplace le buste d’origine en bronze, œuvre de Georges Dubois, inauguré le 19 septembre 1920 en présence de Pierre-Étienne Flandin, sous-secrétaire d’État à l’aviation, et fondu en 1942, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux.

Eugène Gilbert est attiré à 16 ans par l’aviation et entre à l’école Blériot en 1910.

Il possède le brevet n°240. Il est nommé caporal aviateur en 1911 mais un grave accident le fait retourner à la vie civile.

Il brille alors dans de nombreuses exhibitions aériennes : le premier raid Brioude-Clermont Ferrand en 1912, la coupe Deutsch de la Meurthe en 1913, dont il remporte la seconde prime de 20 000 francs le 27 octobre 1913 avec un monoplan Déperdussin à moteur Le Rhône de 160 chevaux et hélice intégrale Chauvière, mettant 1 heure et 14 minutes pour faire le trajet Saint-Germain-en-Laye – Senlis – Meaux – Melun – Saint-Germain-en-Laye [2], le Circuit de Paris en 1913, Voyage Paris-Baltique-Nord-Stettin (1 250 km en 5 h 25), la coupe Pommery, Coupe Michelin en 1914 (3 000 km en 39 heures dans de mauvaises condition climatiques).

Mobilisé dans l’escadrille MS 23, commandée par le capitaine François de Vergnette de Lamotte, il nomme son avion Vengeur, car il a perdu un ami, Pourpe.

Il abat son premier avion ennemi le 2 novembre 1914, puis les 17 décembre 1914 et 10 janvier 1915. Le 23 mai 1915, il tire au fusil depuis son avion sur un Aviatik dont l’observateur riposte.

Lors de son atterrissage, son Morane était atteint de 26 impacts de balles. Le 7 juin, il revendique un Aviatik descendu. Il monte alors sur son hélice le déflecteur de balles inventé par Roland Garros.

Le 27 juin 1915, il atteint de huit bombes un hangar de zeppelins à Friedrichshafen mais doit se poser en Suisse ; il est fait prisonnier ; il réussit à s’évader et parvient à Annemasse le 1er juin 1916, après deux tentatives en août 1915 puis en février 1916.

Le 17 août 1918, un stabilisateur de son avion s’étant brisé, il trouve la mort lors d’un essai. Il est inhumé au cimetière d’Auteuil, à Paris (division 5).

(Sources Wikipedia)